Nha Trang et Hoi An

Pour quitter la fraîcheur de Da Lat et rejoindre la chaleur de la côte, il nous faut emprunter un bus pendant 4 heures, en direction de Nha Trang.
Nous n’avons pas prévu d’y faire grand chose, mais c’est une étape assez naturelle avant de rejoindre Hoi An… qui pour le coup présente bien plus d’intérêt !

Nha Trang

Après 4h de trajet en grande partie sous la pluie, mais face à des paysages montagneux splendides en début de trajet, nous voici à Nha Trang. L’agence Sinh Tourist se trouvant à deux pas de notre hôtel (le Kingtown), la marche sera courte !

Après avoir posé les affaires et déjeuné, nous partons nous promener dans le quartier et sur la plage. La ‘ville’ est quasiment aussi russe que Mui Ne, le quartier n’a que peu d’intérêt, et la plage pas plus (mais la grisaille ne doit pas aider).

Pour le lendemain – journée pleine à Nha Trang – nous avons le choix entre du ‘island hopping’ (saut d’île en île, comme nous avons fait à Langkawi), la location d’un scooter pour aller voir les sites alentours (un temple, un ou deux points de vue, etc), ou la simple promenade à pieds dans la ville.

La virée sur les îles héritant d’avis très mitigés, nous l’éliminons assez vite (historiquement, cette sortie était réputée comme étant un bon moyen de s’alcooliser sur et dans l’eau… moui. Mais visiblement ça ne se fait plus trop, au grand désespoir de certains et pour le plus grand plaisir d’une population chinoise). Pour le scooter, nous l’envisageons initialement et demandons le matin à notre hôtel une location. On nous amène un scooter… mais il nous est demandé un permis vietnamien. Incompréhension totale donc et le climat ne nous pousse pas à trouver une solution annexe : nous marcherons dans la ville.

Pour rejoindre le marché, nous remontons le long de la plage. Là, un vent assez fort ne semble pas déranger les quelques russes allongés sur une serviette ou un bain de soleil… comme quoi, ils ne sont pas difficiles.

Arrivés au marché un bon quart d’heure plus tard, nous nous y promenons en retrouvant les habituels fruits et légumes, les vêtements de marque (sic), les stands de nourriture, dont… du tofu. Le tofu, c’est le nouveau snack coup de coeur d’Alexia, dans une version généralement frite en petits morceaux. Voyant une sorte de camembert sur un étal, Alexia demande s’il s’agit bien de tofu, par un simple (mais normalement efficace) : « Tofu ? ». Suite à une réponse affirmative, elle s’empresse d’en acheter, puis croque à pleines dents alors que nous continuons la balade. Le résultat obtenu est loin des attentes ! En effet, il semblerait qu’il s’agisse plutôt d’une sorte de pâté de poisson… offrant alors un triste destin ‘poubelle’ à ce camembert si appétissant au premier abord.

En sortant, nous prenons un verre dans un stand sur la place du marché, confortablement installés sur nos chaises pour enfants.
A nos côtés, plusieurs familles de russes, désagréables au possible avec les serveuses évidemment.
En payant, on nous remercie d’un ‘Spaciba’ entraînant mes pleurs et un (léger :) ) cri de désespoir : « We are not Russian! ».

La balade continue dans des quartiers moins touristiques, nous nous arrêtons quelques minutes dans la galerie du photographe Vietnamien Long Thanh, très agréable, puis reprenons la marche vers la pagode Long Son. Nous y passons une bonne demi-heure, grimpant au sommet d’une colline afin de découvrir un grand bouddha blanc, puis rentrons en ville.

Là, je me laisse convaincre par Alexia pour une session massage : nous optons pour le moins cher (80 000D chacun pour une heure !). L’expérience en vaut la peine, nous effectuons en effet une bonne action en nous faisant masser par… des aveugles.
L’intention était bonne mais le résultat catastrophique : ça fait mal, c’est peu (pas) précis, bref on est loin de la relaxation attendue !

Nous nous couchons ensuite assez tôt : notre train pour Hoi An part à 5:30 !

Hoi An : Trajet en train et arrivée

A 5h10, nous sommes dans la salle d’attente, sans aucuns occidentaux à l’horizon (il faut dire que le trajet coûte tout de même $35… mais l’unique alternative était un bus de nuit, peu recommandé et recommandable, empêchant par ailleurs de profiter du paysage).
Peu avant 5h30, nous entrons à bord de notre compartiment couchette (le trajet dure tout de même 9h) et découvrons du transport grand luxe : de vrais lits (4 dans le compartiment), des prises de courant, la clim : que demander de plus.

Le seul problème de ces couchettes est qu’il n’y a pas de position « siège », il faut donc s’arranger comme on peut, mais c’est un moindre mal face à la qualité du lit par ailleurs ! (j’insiste sur la qualité du train car nous avions lu de nombreux avis sur l’état affreux des trains, les toilettes terribles, la température parfois insupportable… nous ne verrons qu’un train un peu vieillot au confort supérieur à notre bon vieux TGV !)

L’arrivée à Hoi An n’est pas pour tout de suite ! En effet, la gare la plus proche est en réalité à Da Nang, à environ une heure de route.
A la gare de Da Nang donc, nous cherchons un taxi (il y a bien des bus locaux, mais la gare routière de Da Nang est à 1,5km de la gare ferrovière et… la distance est à peu près identique entre la gare routière d’Hoi An et la ville : autant dire qu’après ce trajet et avec les sacs, nous n’avions aucune envie de marcher et/ou de prendre taxi (15-20 000D) + bus (18 000D) + taxi (15-20 000D) alors que nous pouvions avoir un taxi pour ‘un peu’ plus cher).
Le tarif syndical du trajet est tout d’abord 500 000D (pour deux), puis un peu de négociation fait passer tout ça à 400 000D et… après avoir discuté avec une Australienne… nous trouvons un chauffeur pour 300 000D… soit 100 000D par personne !
45 minutes plus tard, nous sommes tranquillement installés dans notre hôtel à 5 minutes à pied du centre ville.

Il se met à pleuvoir et nous attendons un peu avant de sortir (nous apprécions tout de même la chance que nous avons eu : quelques jours avant une importante inondation a rendu impossible tout séjour à Hoi An…). Il fait alors nuit… mais il ne pleut plus !
En 5 minutes nous arrivons dans les petites rues historiques de Hoi An. C’est joli, coloré, éclairé par des lanternes, (quasiment) piéton, bref très agréable !
Après avoir traversé un pont, nous choisissons l’un des nombreux cafés et prenons un verre de bière chacun… pour 10 000D à deux (soit 0,33€!).

Ce soir nous dînerons dans un stand de rue, un classique Com Ga, ou poulet riz pour les non initiés (pas terrible !).

Hoi An Jour 1 : Découverte de la ville

Au réveil nous avons de la chance : il fait beau !
La journée s’annonce calme et tranquille avec pour une fois un peu de scooter : nous l’utiliserons pour aller découvrir les plages autour de la ville (et pour l’expérience scooter au Viet Nam bien sûr :) ).
Trouver un deux-roues sera simple : un loueur est juste en face de notre hôtel.
Ici, pas de formalités, pas de caution, pas de permis : on donne les 80 000D (2,6€) et on part avec son scooter… quasiment à sec (la norme au Viet Nam).
Je crois avoir conduit un scooter une fois, il y a près de quinze ans, sur 100m. Mais finalement c’est encore plus simple que le vélo et nous nous dirigeons aisément vers la station-service la plus proche. J’y prendrai bien trop de carburant (pour 80 000D) mais tant pis…
La plage de Cua Dai est à 6km de là, ce qui nous permet de traverser la ville, croiser des champs de riz, etc. Arrivés à la plage, nous n’y restons pas bien longtemps : beaucoup de vent toujours.

Avant de déjeuner, nous repartons en direction d’une autre plage : An Bang.

Là, la mer semble un peu plus tranquille et nous prenons simplement un verre en terrasse,

De retour à Hoi An, nous déjeunons à l’hôtel un Banh Mi (le sandwich-baguette local, principalement consommé au petit-déjeuner) acheté en face et roulé dans des feuilles du cahier de maths de la fille de la famille.

L’après-midi, grosse promenade au centre-ville (temples, maisons traditionnelles, ruelles, marché, etc) avant de dîner au Morning Glory, l’un des restaurants ‘gastronomiques’ de la ville. Explosion du budget puisque nous y mangerons pour 8€ chacun (boisson incluse tout de même…) soit deux fois plus que le précédent record au Viet Nam. C’est en tout cas très bon, très fin, et très bien présenté.

Hoi An Jour 2 : Ruines de My Son

Après la ville, place aux alentours et plus précisément les ruines de Mỹ Sơn (prononcer Mi Son et non Maï Son !). Il s’agit de vestiges de temples chams hindouistes, découverts par les français en 1889 et… fortement bombardés par les américains, détruisant deux tiers de l’ensemble.

Là, il pleut durant quasiment toute la visite, pas forcément très agréable, mais donnant un certain charme au mélange entre la riche végétation et ses ruines de brique rouge (briques magiques d’ailleurs car on ne sait toujours pas quel procédé a été utilisé pour les assembler… sans que la mousse ne réussisse à s’incruster).

Notre guide fera un grand sermon sur les méchants français ayant volé les têtes des statues… mais heureusement un plus grand sermon encore sur les TRÈS méchants américains ayant bombardé le site : ouf, l’honneur est sauf.

De retour en début d’après-midi, nous prendrons notre temps pour poursuivre notre visite du centre ville avant une nouvelle bière en terrasse, cette fois ci à 8 000D les deux verres (moins de 0,3€) et… pas de restaurant gastronomique aujourd’hui !

Demain matin, départ à 7h en « sleeping bus » (tout un programme vous verrez :) ) en direction de Hue, cité impériale.

3 Commentaires

  1. C & PH B 26 novembre 2013 Répondre

    Voilà qui donne envie d’aller au Viet Nam !!! Mais nous, sans utiliser de scooter loué sans permis, les déboires des malheureux touristes accidentés dans ces conditions nous faisant trop peur. En tout cas de magnifiques photos et une population qui semble attachante.
    спасибо !
    Oh, pardon, cảm ơn bạn et một sớm!

    • Auteur
      Clement 26 novembre 2013 Répondre

      Malheureusement, les déboires de touristes accidentés sont nombreux dans des bus également. Nous n’avons pas non plus fait un énorme trajet et Hoi An est particulièrement calme en terme de circulation face à la jungle d’HCMC ou Hanoi.
      La population est attachante, parfois même un peu collante :) , mais toujours avec le sourire (bon ok parfois ils s’énervent un peu en viet’ après avoir insisté sans succès pour vendre quelque chose… voire en anglais avec un « fuck you » à Nha Trang, à destination d’Alexia, j’ai oublié de l’inclure !)

  2. delphine 27 novembre 2013 Répondre

    Magnifique.
    Alexia, tu as craqué sur combien de robes sur mesure ? Vas-y, tu peux tout nous dire !
    La noire est topissime !

    Bisous !

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