La Serena – Vallée Elqui – Pingouins

Nous vous avons abandonné lâchement il y a 4 jours déjà au départ d’Atacama vers La Serena, pour ce qui s’annonçait être un trajet assez important : Départ à 14h50 et arrivée prévue à 7h le lendemain.

Trajet de San Pedro à La Serena

Le trajet commence assez bien avec une ponctualité parfaite : malgré une entrée dans le terminal vers 14h45, nous partirons « pile-poil » à 14h51.

Nous roulons alors une petite heure avant de nous arrêter rapidement à Calama, un petit détour au nord-ouest alors que nous descendons, mais cette ville – moins touristique que San Pedro – est la plus important de la région (principalement réputée pour son activité minière).

Nous reprenons vite la route vers le sud, où nous roulons quelques heures avant d’arriver à Antofagasta, ville sans charme particulier, dont nous longeons le littoral, croisant de nombreux centres commerciaux… un changement de paysage après les villes péruviennes et boliviennes assez sobres de ce point de vue.

Là, nous effectuons une vraie pause, d’une bonne demi-heure, et nous nous échappons ainsi de notre véhicule – prenant soin de noter la porte d’embarquement (6) – pour aller snacker un petit peu.
De retour à la porte numéro 6 après 20 minutes, nous voyons un bus destination Santiago… qui s’enfuit lâchement sans nous, nous obligeant à une course effrénée (sur au moins 5 mètres), avant qu’on nous indique qu’il ne s’agissait pas de notre bus… et qu’il fallait que nous l’attendions sagement : l’air bête. Réassurance de l’idiot : un chilien s’est également fait prendre à ce petit jeu des cars musicaux.

Une fois la route reprise, c’est non-stop jusque La Serena, avec une arrivée tout aussi ponctuelle que le départ, au terminal central de la ville (que nous savons à quelques pas de notre hôtel).

Vers 7h30 nous arrivons alors à notre hôtel, baptisé par les fondateurs autrichiens « El Punto », et… y déposons nos sacs car la chambre ne sera pas prête avant 13h.

A la découverte de La Serena

Cette ville de 250 000 habitants n’est certainement pas la plus palpitante du Chili, mais elle fait office de point de départ vers quelques destinations plus sympathiques… tout en ayant le mérite d’être l’une des plus anciennes villes du pays (fondée en 1 549 SVP).

Nous nous promenons dans ces rues et le plus intéressant de prime abord est la diversité colorielle des maisons, plus en tout cas que la Plaza de Armas, clairement sans charme pour des visiteurs ayant – comme nous – connu les places toujours plus impressionnants au Pérou, quelle que soit l’ampleur de la ville.

Après cette petite marche, nous rentrons à l’hôtel, profitons de la petite cafétéria pour engloutir un hamburger maison, puis nous installons dans notre chambre DE LUXE : Chauffage, salle de bain, TV à écran plan, terrasse privative… les prix étaient relativement les mêmes partout pour des chambres doubles, le rapport qualité-prix semblait donc ici très bon !

Malheureusement, car rien n’est jamais parfait dans la vie ma bonne dame, nous n’avions pas précisé par téléphone le nombre de nuits que nous souhaitions rester (D’oh!)… et il n’y a pas de chambre libre pour le lendemain : Tant pis, la recherche d’un autre lit nous fera une balade.

L’après-midi, nous trouvons une première activité pour le lendemain avec un tour à la réserve nationale des Pingouins de Humboldt (et une sérieuse négociation de la part d’Alexia fera passer le prix de $70 000 à $50 000 pour deux : BRAVO (73,74€)), trouvons un lit (enfin deux) en dortoir (une première dans ce voyage :) ) à El Arbol, pour 1/4 moins cher que notre première nuit, et… c’est à peu près tout.

Réserve nationale des Pingouins de Humboldt… ou pas

On nous a prévenu la veille : La visite de la réserve nationale (constituée de 3 îles) peut être annulée le matin même en cas de conditions climatiques difficiles (vent).
Notre guide vient donc nous chercher comme prévu… et après 20 minutes de route il appelle pour confirmer que la météo permet la sortie : NEGATIF.
On nous ramène donc en ville… et il va falloir trouver une occupation de remplacement, ainsi qu’une virée pour le lendemain, le vent matinal ne semblant pas se calmer avant samedi !

Pour aujourd’hui, nous ferons dans le local en allant découvrir Coquimbo, petite ville pas particulièrement ‘charmante’, mais au moins divertissante, avec son port de pêche, ses chemins à flanc de colline à la San Francisco, sa croix géante perchée dans les hauteurs et… sa mosquée Mohammed VI, construite il y a quelques années à l’initiative conjointe de la ville et du roi du Maroc, afin de sceller l’amitié entre les deux peuples, et malgré l’absence quasi totale de musulmans dans la région. Qui sait, la conversion massive se fera peut-être en ce 21ème siècle.

Nous nous promènerons simplement dans les rues et je prendrai peu de photos, découragé par un « Cuida su camera » lancé par une gentille Coquimbienne alors que nous approchions d’un quartier visiblement dangereux. C’est vrai que… nous avons beau n’être qu’à 30 minutes en bus du centre de la Serena, les habitants nous dévisagent ici comme jamais depuis le début de la trotte du globe.

De retour en ville, nous nous promenons un peu, faisons quelques courses, cuisinons de délicieuses (por supuesto) spaghetti bolognaises et… rejoignons morphée.

La vallée d’Elqui : Papaye, paysages, bière et pisco

Aujourd’hui nous entrons dans les terres, dans une régions vallonnée célèbre pour ses vignes, son ciel dégagé favorisant l’astronomie mais également… la vision d’objets volants non identifiés.

Nous retrouvons Gérald, le guide avec qui nous avions avorté la visite de la veille. Il est chilien mais parle français, pour avoir passé 20 ans dans l’agriculture hexagonale. Le tour se faisant avec des chiliens et … nous, le tour se fera en bilingue, même si nous nous surprenons (à nouveau, ce qui devient ainsi de moins en moins une surprise) à vraiment comprendre la quasi totalité de ce qu’il raconte.

Bref ! Nous commençons la visite par une plantation de papayes, suivie d’une brasserie (allez savoir pourquoi…) où nous dégusterons simplement 4 bières du coin. Les choses sérieuses commencent ensuite, avec la traversée de nombreuses vignes (malheureusement en hiver tout ça est bien grisâtre !), des points de vue sympathique et… la visite de la distillerie de Pisco (vous vous doutez que c’est surtout la dégustation de cette eau-de-vie de raison (35° et 40° pour les versions goûtées) qui nous intéressent).

Nous prenons alors le chemin du retour et à l’arrivée regrettons un peu le format de la visite, sans même une petite demi heure pour nous promener (ou nous poser) dans le calme de la vallée.

Le soir, nous changeons à nouveau d’hôtel et retournons à El Punto que nous avions réellement apprécié (en particulier pour son petit déjeuner et la confiture/compotée de Kiwi… miam).

Réserve nationale des Pingouins de Humboldt… ou (presque) pas

Ah la réserve… nous y retournons !
Cette fois-ci, la pause téléphonique du trajet (nous sommes rodés sur l’organisation…) annoncera une sortie en mer : Chouette !

Arrivés sur place (après 1h30 de route environ)… les nouvelles sont moins bonnes et le vent s’est visiblement levé entre temps : Il est vrai que les vagues claquent assez fort et que nous voyons la houle au loin…

Nous attendrons 30 minutes et verrons… soit. Une demi heure plus tard, les conditions ne semblent pas réellement meilleures, mais tout va mieux parait-il !

L’embarquement à bord du canot effectué (bien évidemment 100% exposé au vent et à l’eau), nous pouvons partir et nous diriger vers la première île, où nous croiserons tout plein d’oiseaux, phoques et autres pingouins : Chouette !

Le trajet est… houleux, les maux de ventre se font sentir et… nous plaignons une passagère au premier rang, que nous voyons totalement noyée de la tête au pieds : Autant dire que les conditions ne se prêtaient pas du tout à cette sortie.

Arrivés sur place, nous voyons une colonie entière de cormorans, perchés sur leur rocher. C’est impressionnant, mais il faut visiblement vite passer à la suite… 2 phoques sur un rocher, aperçus 30 secondes également.
Le clou du spectacle, LES PINGOUINS, retombera plus vite qu’un soufflet : Nous apercevons un seul de ces minuscules (45cm maximum) mignons animaux… à plus de 40 mètres, de dos.
Pensant que nous allions en VOIR d’autres, nous continuons la vogue et… ah non, nous nous éloignons de l’île, en direction de la seconde, inhabitée par les animaux mais offrant de belles plages et eaux turquoises aux visiteurs, pour une durée d’une heure : Chouette!

En guise d’heure sur l’île, nous aurons droit à une pause toilettes… et on repart.

Nous sommes manifestement en retard car nous allons deux fois plus vite qu’à l’aller… et votre serviteur gratifiera l’océan de son petit déjeuner, offert dans un menu Entrée, Plat, Dessert des plus appétissants…

De retour sur la terre ferme, tout va bien… mais nous regrettons (un peu ?) d’avoir déboursé près de 40€ chacun pour une sortie aussi ridiculement honteuse : On comprend l’attrait des zoos, offrant généralement aux spectateurs ce qu’ils sont venus chercher, sans (trop) changer les conditions de visite en cours de route.

Nous rentrons à La Serena et décidons que pour mettre un terme à ces relatives déceptions (il fallait bien qu’il y ait un peu de « moins » après bientôt 2 mois de voyage aux activités/découvertes/rencontres extras !) nous allions simplement nous poser quelques jours dans la vallée d’Elqui à ne rien découvrir de particulier, si ce n’est le plaisir de lézarder au soleil et au calme de la nature.

Pour cela, départ le lendemain matin après un dernier très bon petit déjeuner et une visite du jardin japonais (signe de fraternité entre les deux pays), direction : Pisco Elqui.

5 Commentaires

  1. C & PH B 14 août 2013 Répondre

    Merci encore pour ces commentaires vivants et ces belles photos. Évidemment, le retour (relatif) à la « civilisation » n’a pas que du bon.
    Continuez malgré tout à nous divertir par le récit et les images de votre odyssée. Avec de l’imagination et de mauvaises lunettes, on pouvait voir des sirènes sur leur rocher… et se tenant sur leur réserve ( :) )

    • Auteur
      Clement 17 août 2013 Répondre

      En effet, toutes ces semaines passées dans un monde réellement différent nous ont un peu écarté d’une réalité plus occidentale !

  2. pottier 14 août 2013 Répondre

    Coucou vous 2,
    De retour de notre périple à nous, je reprends la suite de vos aventures…
    Je suis très impressionnée par les photos, elles sont vraiment magnifiques.
    Il faudra que je fasse lire à Alexia un petit roman que je viens de finir :  » Demain j’arrête » de Gilles « jenesaisplusqui ». Il y a un petit passage sur le bonnet péruvien qui me fait penser à elle…
    Gros bisous à vous (des photos de la nouvelle petite cousine par mail dés que je retrouve mon appareil dans les valises…).
    Estelle

    • Auteur
      Clement 17 août 2013 Répondre

      Merci Estelle, je crois savoir qu’Alexia t’a répondu par mail. On va essayer de continuer à t’impressionner avec les photos… même si j’ai plus de mal ces derniers jours ! L’inspiration reviendra :) .

  3. Nodile 18 août 2013 Répondre

    En effet le retour vers la civilisation est un peu difficile après tous ces superbes paysages .
    Mais Clément sait toujours trouver le coté déroutant d’une photo!
    C’est du grand art !
    Continuer à nous faire réver!

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