Valparaiso et Viña del Mar

Pour rejoindre Valparaiso depuis Pisco Elqui, il nous faut reprendre un minibus jusqu’à La Serena.

Nous partons donc de l’hôtel vers 8h20, prêts à profiter du premier bus de la journée, annoncé à 8h30 (mais qui ne passera qu’à 9h.

Là, nous partageons l’engin avec les locaux, se rendant à l’école ou au travail, en grande partie affairés sur Facebook sur leurs téléphones.

Arrivés deux heures plus tard à La Serena, il nous faut trouver un bus… or nous savons qu’un trajet Turbus se fait à 11h40 et… qu’il restait quelques places la veille au soir (malheureusement la réservation ne voulait pas fonctionner…).

Nous faisons la queue une petite dizaine de minutes et… obtenons les billets tant espérés !

L’empressement n’était pas forcément nécessaire, notre bus partant avec 35 minutes de retard. Il arrivera néanmoins avec quasiment une heure d’avance, et il ne nous restera plus qu’à prendre un taxi (sans négocier ! il y a un compteur) pour nous emmener à la « Maison de la mer ». Oui, il s’agit bien d’une auberge française messieurs-dames !

Accueil à la maison de la mer et première approche de Valpo (pour les intimes)

Nous y sommes accueillis par Bernard, un prête n’exerçant plus, s’étant marié, ayant deux enfants, vivant au Chili depuis plus de 40 ans, et… fier d’être normand.

D’où sa question récurrente aux clients arrivant : « Où se trouve le Mont Saint Michel ? »

Malheur à ceux qui oseront dire que ce monument est breton… mais c’est peut-être moins ‘grave’ que des chtimis ayant, le jour même, répondu : « Dans les Ardennes ». BREF !

Après nous être installés rapidement dans cette ancienne maison d’accueil pour marins (et papoté/écouté Bernard parler), il était temps de descendre de notre Cerro (colline) pour tâter l’ambiance et faire quelques courses.

Quelques courses plus tard, nous rentrons et cuisinons de succulentes (le mot est faible !) spaghetti à la Bolognaise.

Des collines, un ascenseur et de la ‘gastronomie’

Le lendemain, nous nous promenons dans les quartiers tortueux, colorés et artistiques des collines (en voyant par la même occasion, de l’extérieur, la maison de Pablo Neruda), mais également la ville basse. Nous empruntons par ailleurs un ‘ascenseur’ (en réalité un funiculaire) nous emmenant dans des quartiers aisés et bohèmes.

Le midi, nous mangeons une « Chorillana », un plat très fin, 100% chilien, composé d’une plâtrée de frites, recouvertes de viande de boeuf émincée et d’un mélange oignons-oeuf). Nous goûtons à cette spécialité dans LE restaurant la servant en plat unique : Le Casino Social (Nous trouverons une table sans problème vers 13h30… mais en sortant une heure plus tard 50+ personnes font la queue !). Ce restaurant a aussi la spécialité (et le mauvais goût) d’accumuler des objets plus kitsch les uns que les autres.

Retour en France le soir où nous prenons un apéritif (vin chilien tout de même) en… jouant à Trivial Pursuit spécial régions de France.

Pour dîner, nous manger plus « comme les locaux » que « local », en nous rendant dans un restaurant ‘sushi-pizza-empanadas’ où nous profitons d’un menu pour deux offrant un peu de tout : Pas excellent mais l’ensemble était largement mangeable :) .

Balade balnéaire à Viña del Mar

Valparaiso est accolée à une ville beaucoup plus huppée : Viña del Mar. Nous nous y rendons en bus et le changement est assez radical (au-delà de quelques rues plus populaires) :

Grandes avenues, centres commerciaux derniers cris, belles voitures, maisons particulières avec grand jardin… bref une ville de riches !

Le principal intérêt de Viña del Mar est justement de ne pas être particulièrement intéressante en soi, permettant ainsi de simplement apprécier (sans y rester longtemps…) le contraste avec la voisine Valparaiso, plus bohème, plus populaire… et avec bien plus de charme.

Nous nous promenons donc le long de la plage, visitons un centre commercial, déjeunons chez Domino (non, pas les pizze), puis visitons le ‘musée’ Wulff, un ridiculement petit château à l’entrée de la ville… où nous aurons l’occasion de voir des pélicans de bien plus près que pendant le tour aux îles de la réserve des pingouins Humboldt !

Sur le chemin de retour, nous nous posons au soleil… puis rentrons à la Maison de la Mer.

Le soir, nous tentons un stand de sandwichs du bas de la rue et y trouvons un bon petit Churrasco (un classique que j’ai omis de vous présenter jusqu’ici : Sandwich à la viande de boeuf, tomate, avocat… et si possible fromage)

Marche ‘gratuite’ dans la ville

Pour notre dernier jour ici, nous décidons de suivre Oriana, une guide locale proposant des visites gratuites (au chapeau) en 3-4h.

Nous la suivons donc à travers les quartiers, accompagnés de Marjolaine – une française sage-femme exilée pour quelques temps en Guyane Française), voyant à nouveaux certains choses visitées le premier jour, mais découvrant également (et surtout !) d’autres quartiers, comme celui de Polanco, qui outre son ascenseur à la verticale (tous dans la ville s’appellent ascenseurs là où ils ne sont ‘que’ des funiculaires… mais cet ascenseur Polanco étant particulièrement moderne, l’intérêt est moindre !) se caractérise depuis un an par ses peintures murales toutes fraîches !

Le midi, un groupe de mexicains s’ajoute à notre bande et nous ne tardons pas d’aller déjeuner… une Chorillana ! Celle-ci aura la particularité d’être également agrémentée de poulet et de saucisse : ENCORE PLUS FIN.

Nous remontons enfin un cerro, offrant une belle vue sur la ville, puis rentrons à l’hôtel… et il est temps pour nous de partir : Nous devons prendre un bus pour Santiago !

3 Commentaires

  1. C & PH B 22 août 2013 Répondre

    Merci comme d’habitude de nous faire partager votre périple. C’est certes moins spectaculaire, mais nous avons quand même apprécié… notamment le sourire du linge qui sèche (mais non, ce n’est pas une contrepèterie !)

    • Auteur
      Clement 23 août 2013 Répondre

      Il n’y a pas de quoi pour l’éventail :) .
      Et bravo pour la contrepèterie… c’est fin.

  2. C & PH B 22 août 2013 Répondre

    Et merci pour l’éventail…

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