Tanah Rata : La fraîcheur de Cameron Highlands

Aujourd’hui, nous quittons la côte pour découvrir l’intérieur des terres de Malaisie. Mais une telle découverte semble devoir se mériter, vu le parcours à suivre :) .

Sam (notre hôte) nous conseille de prendre un bus en direction de Tapah, quittant la ville à 9h30, et nous suivons volontiers ce conseil !
Nous voici alors (après un assez court trajet dans le bus 17 en direction de « Sentral Melaka » – le Terminus) un peu avant 9h au terminal, nous trouvons le comptoir pour Tapah mais… il n’y aura pas de départ aujourd’hui (ne me demandez pas pourquoi :) ).

Nous nous retournons donc vers la solution alternative avec un bus pour Ipoh, d’où nous enchaînerons avec une correspondance vers Tanah Rata.

Le bus part à 10h et nous bénéficions à nouveau d’un bus StarMart express, comme pour arriver à Melaka (et donc avec massage :) ).
Nous roulons, nous roulons, et nous arrêtons un peu dans une gare routière centrale à Kuala Lumpur… avant de reprendre la route.

Nous arrivons alors un peu avant 16h à Ipoh. Trouver un bus pour notre destination finale est assez simple et le prochain doit partir à 16h30 : Parfait !

On nous indique rapidement que le départ se fera à 17h… mais finalement à 17h nous ne partirons que 30 minutes plus tard.

Bref : Nous sommes dans le bus, et à 17h30 nous quittons en effet la gare ! Il nous faudra environ 2h pour arriver à bon port, et 5 minutes de plus pour poser nos affaires dans notre guest house « Orchid Lodge », de l’autre côté de la (petite) ville.

Un (restaurant) indien du rez-de-chaussée et une bonne nuit plus tard, nous voici prêts pour cette première journée dans les hauteurs (1 600m) !

Jour un : la galère de la jungle

Nous avions demandé conseil à notre nouvel hôte et il nous recommande – si nous aimons marcher – la marche n°1, permettant (selon lui) de voir la même chose que dans un tour payant d’une journée, mais en 4 à 6h de marche (+ auto-stop). SOIT.

C’est parti pour le stop entre Tanah Rata et la ville voisine de Brincheng, d’où commence la marche.
Notre bonne fortune est avec nous et un gentil malais (pas très locace) nous fait monter à bord pour nous déposer 5km plus loin.

Nous traversons la (petite, mais un peu plus grande que Tanah Rata) ville et nous voici au départ de cette marche.

La route continue un peu, avant de laisser place à un chemin de terre puis… nous voici dans la jungle.

Le début n’est pas des plus simples mais reste accessible à (plus ou moins) tous : un peu de boue (évitable), des racines, etc.

Puis au bout d’un quart d’heure, les choses commencent à se corser : le dénivelé augmente, les rares informations de distance semble erronées, toutes les racines sont glissantes : bref on regarde plus nos pieds que la jungle :) !

Nous croisons alors plusieurs familles locales, visiblement au fait de la « difficulté » de la marche : ils ont mis les habits auxquels ils tiennent le moins, des chaussures en caoutchouc, et ils y vont à pleines mains, à plein pantalon et à pleins pieds pour avancer, monter, descendre.

Ils nous souhaitent bon courage (c’est encourageant !) et nous poursuivons notre chemin, découvrant que le terrain est en effet encore plus boueux et glissant dans les centaines de mètres suivant notre rencontre.

Nous arrivons enfin à un signe de présence humaine… malheureusement assez peu réconfortant : la piste est fermée par une barrière improvisée, et la seule route alternative ne semble aller nulle part, être boueuse de tout son long… bref, pas très invitant !

Après 1h30 de montée pas particulièrement amusante (bien qu’intéressante pour une découverte de cette belle et sauvage jungle…), il nous faut prendre une décision : partir vers l’inconnu et espérer atteindre le sommet (pour ensuite redescendre le long d’une route vers les plantations de thé, les fermes de fraises, de papillons, etc, bref ce pour quoi nous faisions la marche) ou… redescendre lâchement.

Nous choisissons la lâcheté et c’est parti pour le chemin inverse. Une petite glissade (et un beau bleu sur la fesse droite, mais aucun autre dégât, ni personnel ni matériel !) et quelques dizaines de minutes plus tard, le trajet est encore facilité par l’arrivée d’un nouveau compagnon : la pluie tropicale.
Nous restons quelques instants à l’abri du parapluie naturel nous protégeant puis nous décidons à poursuivre, moi sous le parapluie, Alexia sous le K-way.

La descente dans ses conditions dure 20 bonnes minutes avant que la pluie s’atténue et que nous sortions de cette jungle.

Plutôt que de faire du stop, nous rentrons à pieds (6-7km depuis le départ de la marche, mais plutôt en descente) et nous posons confortablement à l’auberge, sans rien avoir vu, mais après une marche dont nous nous souviendrons :) .

Jour deux : purée, thé, papillons, insectes

Bien calmés par la veille, nous avons cette fois-ci réservé un tour de demi-journée. Il nous en coûtera 35RM chacun (moins de 9€), mais au moins nous verrons ce que nous sommes venus voir !

Nous partons à 8h45 avec un groupe pluri-culturel : un couple de yéménites, un couple de suédois, et un suisse-italien.
Le premier arrêt (enfin… nous marcherons rapidement le long d’une plantation de thé auparavant) sera le sommet (à 2 000m) que nous aurions du atteindre la veille. Peu d’intérêt, si ce n’est pour constater que la vue se limite à de la purée de pois, chose que nous avions pu supposer pendant notre marche :) .

Le stop suivant est la « Mossy forest » (forêt mousseuse), un ensemble d’arbres assez unique pour la quantité massive de mousse les recouvrant, mais aussi pour les différentes espèces végétales l’habitant (cannelle, gingembre, citronnelle, etc).
Nous effectuons ce qu’ils appellent une « marche facile » de 45 minutes, et en effet, marcher sur une passerelle de bois n’est pas très compliqué !

Notre Land Cruiser vieille de 25 ans nous conduit alors aux plantations de thé de la marque BOH, nous offrant une vue faisant surgir de nombreux souvenirs du voyage au Sri Lanka.

Arrêt fruitier en suite, dans une ferme de fraises, bien évidemment moins bonnes qu’à Plougastel :) , mais fraîches tout de même !

Enfin, nous découvrons une ferme de papillons, permettant en réalité plus de voir de nombreux insectes.

Notre Land Cruiser, qualifiée plus tôt dans la matinée de « bébé » par notre chauffeur, ne veut alors plus démarrer, et il faudra un petit moment à tout tester avant le remplacement de fusible salvateur (avec une pièce assez peu conforme, mais passons ;) ), et hop, nous voici à Tanah Rata.

L’après-midi est consacré à la planification de la suite du périple, finalement peu claire pour les semaines à venir (ça arrive :) ).

Le soir, nous observons les différentes options pour le dîner, certaines pas mal et variées, d’autres potentiellement pas mal avariées. Nous choisirons… le restaurant de l’étage du dessous (tout ça pour ça !).

Une dernière nuit fraîche (j’ai oublié de préciser qu’il ne faisait ici « que » 16° à 30°) et nous embarquerons vers un climat tout autre dans la jungle du parc national de Teman Negara !

2 Commentaires

  1. delphine 30 octobre 2013 Répondre

    Trop beau !!! Encore !

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